• Questions / Réponses

Quelles incidences de la station de conversion sur le paysage et le cadre de vie ?

L’implantation de la station de conversion n’est aujourd’hui pas définie. En tout état de cause, l’habitation la plus proche serait située à plus de 400 m.

 

A ces distances, le point le plus haut de la station, situé à 22 m, n’est pas susceptible de projeter d’ombres sur les habitations les plus proches.

 

Concernant l’insertion paysagère de la station, une étude spécialisée a été confiée à une entreprise basée dans le Pays de Caux. Cette étude aboutira à des recommandations d’insertions paysagères (plantations, merlons, aménagements…). Cette étude aboutira également à l’édition de photomontages et modélisations 3D qui seront partagées lors des futures rencontres de concertation.

Quelles seraient les incidences du projet sur la santé ?

Le projet AQUIND fait réaliser en ce moment des études sur l’ensemble des composantes du projet qui ont soulevées des questions de la part du public sur les questions sanitaires : les ondes électro-magnétiques, le bruit et la qualité de l’eau.

 

L’ensemble des ces études sont réalisées sur la base d’échanges fréquents avec les services de l’ARS (Agence Régionale de la Santé) de Normandie, qui est chargée du pilotage et de la mise en œuvre de la politique de santé dans la Région.

 

L’étude sur les champs électro-magnétiques a été confiée à une entreprise spécialisée dans ce domaine très spécifique. Une campagne de mesures sur l’état actuel aux alentours de Barnabos et le long du tracé a déjà été effectuée. En accord avec la ARS et sous leur contrôle, une nouvelle campagne sera menée dans les Pyrénées Orientales, au niveau de l’interconnexion existante entre la France et l’Espagne. L’interconnexion Franco-Espagnole étant similaire en technologie à ce qui est prévu pour le projet AQUIND, les résultats seront alors comparés et partagés avec le public dans le cadre de l’étude d’impact.

 

L’étude acoustique consiste à réaliser une campagne de mesures de l’ambiance sonore actuelle aux alentours de Barnabos et le long du tracé, afin d’en établir une carte. Sur la base de ces mesures, une modélisation est ensuite effectuée afin de connaître l’état acoustique futur avec le projet. Si des incidences significatives sont mises en avant, AQUIND a l’obligation de mettre en place des mesures correctrices pour les réduire (panneaux acoustiques, dispositifs techniques spéciaux…). L’ARS contrôlera cette étude acoustique.

 

L’étude sur la qualité de l’eau consiste à prévoir un projet ne présentant aucune infiltration d’eau dans le sol, conformément aux prescriptions de l’ARS. La station de conversion devra alors comporter un bassin de décantation des eaux, avant un rejet dans les fossés à un débit qui ne pourra pas excéder 2/l/s/ha pour une pluie d’occurrence centennale. Cela signifie que le système de gestion des eaux est dimensionné sur la base d’un évènement pluvieux qui se produit en moyenne une fois tous les cent ans.

 

Au-delà des obligations légales et règlementaires, la volonté d’AQUIND est de minimiser les impacts et la gène engendrés par son projet.

Comment se passent les acquisitions foncières pour la station ?

Le projet AQUIND ne s’inscrit aujourd’hui pas dans une démarche d’expropriation telle que prévue par le Code de l’Expropriation pour cause d’utilité publique.

 

Les négociations foncières qui sont menées pour l’implantation de la station de conversion sont des négociations à l’amiable avec les propriétaires et les exploitants concernés par les solutions d’implantation.

 

Pour rappel, l’implantation définitive de la station n’est aujourd’hui pas établie.

Le projet prend-il en compte l'environnement naturel ?

Conformément au code de l’environnement, l’étude d’impact du projet AQUIND s’appuie sur des inventaires écologiques qui se déroulent sur les 4 saisons, afin d’obtenir des informations sur tous les cycles écologiques, et sur toutes les catégories d’espèces (habitats, flore, oiseaux, chauve-souris, amphibiens, reptiles, insectes, mammifères…).

 

En application de la séquence Eviter-Réduire-Compenser, AQUIND a l’obligation de mettre en œuvre une démarche d’évitement des impacts vis-à-vis des milieux naturels. Les impacts ne pouvant être évités doivent être réduits. Les impacts qui ne peuvent être réduits à un niveau négligeable doivent être compensés.

 

La démarche d’évitement pour un projet comme AQUIND passe par le choix d’un tracé majoritairement sous voirie. En outre, une adaptation de la période de travaux sera prévue afin de prendre en considération les cycles écologiques naturels (par exemple : pas de travaux en période de nidification à proximité des habitats intéressants pour les oiseaux, pas de travaux de nuits proches des lieux de chasses ou de transition des chauve-souris…).

 

Par ailleurs, AQUIND s’inscrit également dans une démarche de concertation avec les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement, et notamment de France Nature Environnement Normandie, afin de partager et d’échanger avec le monde associatif spécialisé sur les meilleurs moyens de prendre en compte l’environnement naturel.

Je souhaiterai participer aux réunion d'échange.
Quand et ou celles-ci auront lieu?

Les modalités de concertation du projet Aquind, validées par la commission nationale du débat public, prévoient :

  • 3 réunions publiques, à Dieppe (28 mars 2018), à Bertrimont (12 avril 2018) et Pourville (26 avril 2018) ;
  • 3 table-ronde thématiques avec respectivement les représentants du monde agricole, de la pêche professionnelle et des associations de protection de la nature et de l’environnement. Les dates de ces réunions sont aujourd’hui en cours d’organisation, compte tenu des agendas des différents interlocuteurs.

Y a t il un intérêt de ce connecteur (vis a vis des autres en cours) pour la France?

Les interconnexions d’électricité jouent un rôle crucial dans la stratégie de l’Union européenne pour obtenir un marché de l’énergie européen qui soit à la fois compétitif et intégré.

Il n’existe actuellement qu’une seule interconnexion électrique entre la France et le Royaume-Uni. L’installation IFA 2000, entre Sellindge et Bonningues-les-Calais, propose une puissance de 2 GW.

D’autres projets d’interconnexion entre le Royaume-Uni et la France sont projetés :

  • Gridlink, projet de NID d’une puissance de 1,4 GW dont la mise en service est prévue à l’horizon 2023 ;
  • Elec-link, projet de NID d’une puissance de 1 GW dont la mise en service est prévue à l’horizon 2020 ;
  • Fablink, projet d’une puissance de 1,4 GW dont la mise en service est prévue à l’horizon 2021 ;
  • IFA2 « Interconnexion France Angleterre 2 », d’une puissance de 1GW et dont la mise en service est prévue à l’horizon 2020.

En France, la maîtrise d’ouvrage des projets IFA2 et Fablink est assurée directement par RTE. En cela, ces deux projets ne s’inscrivent pas dans le cadre légal des interconnexions dérogatoires. Le projet IFA2 est en phase de construction. L’enquête publique sur le projet s’est tenue du 19 décembre 2016 au 27 janvier 2017.

Le projet Elec-Link, situé dans le tunnel sous la manche, est en phase de construction. Il s’agit également d’une interconnexion privée, s’inscrivant le cadre des Nouvelles Interconnexions Dérogatoires.

Enfin, le projet GridLink est également un projet privé sous le régime des NID.

L’ensemble de ces projets participent, avec le projet AQUIND, au besoin de transfert de plus de 13 500 MW identifiés par l’ENTSO-E (regroupement européen des opérateurs de réseaux publics) à moyen terme entre l’Europe continentale et le Royaume-Uni.

Comment les hêtraies de caux vont-elles être protégées des trous sur la chaussée?

Je vous remercie de mettre en lumière la question de la protection de ces hêtraies.

Les inventaires environnementaux (faune-flore-habitats) liés à l’étude d’impact du projet AQUIND démarrent au printemps 2018. Suite à ces inventaires, qui se dérouleront sur un cycle écologique complet, l’équipe AQUIND définira des mesures d’évitement et de réduction des éventuels impacts du projet.

Lors de la concertation préalable, nous sommes tout à fait à l’écoute de toutes suggestions de mesures d’évitement ou de réduction que vous pourriez avoir, notamment pour la protection des hêtraies. J’espère que nous aurons l’occasion d’échanger avec vous sur cette question lors d’une réunion publique ou de la table ronde « Environnement ».

Comment va être la base de conversion a Bertrimont?

La station de conversion permettra de convertir le courant continu en courant alternatif (et vice versa) avant le raccordement au réseau public de transport d’électricité français. Elle sera située à proximité du poste électrique existant de Barnabos exploité par RTE.

Cette station sera construite sur un espace d’environ 6 à 9 ha, qui sera clôturé.

Deux grands bâtiments, d’environ 50 x 70 mètres d’emprise foncière et d’une hauteur d’environ 22 mètres, abriteront l’équipement qui assurera la conversion de l’énergie. Ils seront constitués d’une charpente en acier dotée d’un parement afin de protéger les éléments de la corrosion liée aux intempéries mais aussi de toute pollution extérieure. D’autres ouvrages de moindre hauteur (12m) seront déployés à proximité immédiate des plus grands bâtiments.

Afin de garantir la sécurité et de prévenir tout risque d’incidences environnementales en cas d’accident, chaque transformateur sera logé dans une enceinte ignifugée et protégée par des murets de rétention.

Des travaux d’aménagement des terrains auront lieu pour niveler le site d’implantation avant la construction. Une nouvelle route d’accès au site sera aménagée. Cette voie sera utilisée fréquemment durant la construction, mais seule une utilisation occasionnelle sera requise une fois la station opérationnelle. Des aménagements paysagers seront réalisés autour du périmètre du site pour pouvoir intégrer la station de conversion dans son environnement. Il est prévu que des merlons paysagers associés à un écran d’arbres soient utilisés pour masquer la station de conversion si nécessaire.

La station de conversion est conçue pour une durée de vie de 40 ans et seul l’équipement de commande devra être remplacé durant cette période. Le début des travaux est prévu en 2019-2020.

Un travail d’analyse des options techniques permettant de finaliser l’emplacement exact de la station de conversion à Barnabos est en cours. Ce processus permettra de déterminer la meilleure configuration du site au regard des contraintes suivantes :

  • Situation par rapport aux habitations : l’impact de l’implantation de la station sur le voisinage été étudié. Le milieu principalement agricole environnant semble faciliter cet emplacement. Néanmoins, une étude de positionnement visant à limiter les impacts paysagers des aménagements est en cours. Elle permettra de limiter ces impacts autant que possible.
  • Préexistence d’un réseau de câbles aériens et souterrains : la station de Barnabos existante présente de nombreux câbles d’alimentation aériens en sortie de station. Cette configuration implique d’étudier plus précisément les conditions de constructibilité de la station de conversion.
  • Topographie et géologie du sol : les environs de Barnabos sont des plaines agricoles ne présentant qu’un léger relief. Toutefois, le volume de terres excavées/remobilisées (déblais) et rapportées (remblai) impliquent une modélisation. Elle sera réalisée afin de réduire l’impact environnemental lié à l’implantation de l’infrastructure.
  • Risques naturels : les risques d’inondation, de mouvements de terrains ou d’aléas liés au sous-sol sont étudiés dans le voisinage de Barnabos. Les caractéristiques des bâtiments déployés prendront en compte ces différents aléas.
  • Résultats de la concertation préalable : la question de l’implantation de la station de conversion est discutée durant la concertation préalable.

[Question posée lors de la réunion publique de Dieppe] : la transition énergétique s’appuie sur 3 piliers : la consommation, l’efficacité énergétique, et les énergies renouvelables. Le projet a-t-il pris en compte que la demande baisse ? Le projet n’aboutit il pas à une surcapacité ?

Plusieurs scenarii d’évolution du contexte énergétique ont été pris en compte dans les études effectuées en amont, selon la technique du bottom-up (du bas vers le haut). Ces différents scenarios tablent sur une baisse de la demande pour les uns, une stagnation ou une augmentation pour les autres.

Dans tous les scenarii étudiés, le projet AQUIND répondait à un besoin.

il convient d’insister sur le fait que ce projet favorise l’utilisation des énergies renouvelables.

Nous avons mené les études sur les différents scenarii de notre côté, indépendamment. Parallèlement, l’ENTSO-E, qui regroupe les gestionnaires nationaux des réseaux européens (dont RTE), analyse également l’évolution future de l’énergie en Europe, indépendamment de nos propres études. Eux aussi ont conclu que le projet Aquind doit être intégré dans le plan de développement du réseau sur 10 ans ; que ce projet aura un impact positif sur le développement des ENR, et réduira les émissions de CO2.

[Question posée lors de la réunion publique de Dieppe] : Le débat public sur la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) vient de commencer. N'est-il pas prématuré que le projet Aquind n’attende pas les résultats de ce débat sur la PPE pour lancer sa concertation ? La France a tendance à privilégier un scenario très dispendieux, alors que d’autres scenarios existent, notamment le scenario Watt.

Le timing de la concertation est lié au planning général du projet, et notamment pour se conformer aux exigences du statut de Projet d’Intérêt Commun.

 

Aquind a bien conscience qu’il existe plusieurs scenarios différents. Ils ont été étudiés. Le projet Aquind conserve son opportunité dans tous les scenarios étudiés.

 

Il n’est pas du ressort d’Aquind de se prononcer sur quel scenario est le plus probable de se produire. Lorsque l’on considère tous les scenarii existants, on observe que notre projet d’interconnexion France – Royaume-Uni a toujours du sens.

[Question posée lors de la réunion publique de Dieppe] : 1. A partir du moment où un projet était possible dans le tunnel sous la Manche, pourquoi pas 2 ?

La place dans le tunnel sous la Manche est prise. Il n’y a pas de possibilité d’installer un autre projet dans le tunnel.

[Question posée lors de la réunion publique de Dieppe] : Quel est le coût total du projet pour la société Aquind ?

Le coût total du projet est de 1,4 Milliard d’€

[Question posée lors de la réunion publique de Dieppe] Quelle est la période avant un retour sur investissement ?

Après avoir remboursé les dettes, le projet ne sera rentable qu’au moins 10 ans après sa mise en service.

[Question posée lors de la réunion publique de Dieppe] Le projet terrestre aura-t-il des emprises sur des terres agricoles ? Comment seront franchis les câbles reliés à l’éolien terrestre ? Comment sera franchi le pipeline gazier ?

Le tracé terrestre privilégiera le passage sous les routes. Il y a certains endroits où cela pourrait ne pas être possible pour des raisons diverses : la présence de hêtraies de Caux, de réseaux particulièrement denses sous la route… Dans ces cas, le tracé Aquind ne pourra pas rester sous la route. Dans ces hypothèses, nous effectuerons des analyses pour déterminer comment limiter la gêne.

 

Concernant le croisement de réseaux existant, des techniques existent pour réaliser ces franchissements. La possibilité d’un forage dirigé est ouverte.

 

Des protocoles spécifiques seront mis en place pour protéger notre câble des autres réseaux et protéger les réseaux existants.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Qu'est ce qui pourrait remettre en cause la poursuite du projet ?

Un certain nombre de facteurs pourraient empêcher le projet d’arriver à la fin ; c’est ce que les porteurs de projet appelle des risques. Mais une fois que l’ensemble des autorisations seront obtenues et que la construction aura commencé, il faudrait un événement incroyable pour arrêter le projet. La technologie prévue est éprouvée, et les constructeurs ont une grande expérience. Donc le principal risque est lié à l’obtention des autorisations.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Pourquoi le poste de Barnabos n'est il pas utilisé pour le raccordement d'un projet RTE ?

RTE a réalisé une interconnexion avec l’Angleterre dans les années 80 (IFA 2000) et 2 autres projets d’interconnexion sont soit à l’étude soit en travaux (IFA2 et FAB). Cependant, les opérateurs privés sont autorisés par la réglementation européenne à porter des projets d’interconnexions. RTE n’en a pas l’exclusivité.

Une analyse menée par RTE a montré que le poste de Barnabos est un point de connexion possible pour le projet AQUIND.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Le projet aboutira-t-il à la création de nouvelles lignes aériennes ?

Il n’y aura pas de nouvelles lignes haute tension dans le cadre du projet AQUIND. C’est la raison pour laquelle Barnabos est un poste intéressant pour l’interconnexion, car il ne nécessite pas la création de nouvelles lignes.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Comment le projet s'inscrira t il dans le paysage ?

Un volet paysage sera intégré à l’étude d’impact ; il sera fait par des paysagistes, et montrera l’aspect du bâtiment, avec des vues en 3 dimensions, des images proches et lointaines du site.

Le projet intégrera des mesures d’insertions paysagères de la station, par le biais par exemple de plantations, de merlons, de choix architecturaux. L’ensemble de ces mesures seront décidées dans le cadre de l’étude d’impact.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Ou sera exactement située la station de conversion ?

L’implantation exacte n’est aujourd’hui pas connue

Le document suivant explique les principes qui sont suivis afin de déterminer les emplacements préférentiels, aboutissant à des contacts avec les propriétaires :

Principes de recherche pour l’implantation de la station

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Pourquoi ne pas utiliser le foncier appartenant à RTE ?

RTE a fait l’acquisition d’une parcelle en 1976 située sur la commune de Gueutteville et sur la commune de Bertrimont pour y construire sur l’ensemble de cette parcelle, le poste 400 000v de Barnabos. Actuellement, la surface qui reste disponible dans ce poste côté Sud est de 2 ha environ,  cette surface est très inférieure aux besoins d’AQUIND. D’autre part, dans cette zone, un câble 90 000v traverse le poste ce qui donne la possibilité de créer à l’avenir un échelon 90 000v.

Pour ces 2 raisons, il n’est pas envisageable d’utiliser ce terrain pour l’installation de la station de conversion d’AQUIND.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Quelle est la pérennité du projet ?

AQUIND estime que le projet sera utile pendant environ 25 ans. Techniquement, le câble pourra durer environ 40 ans. Il y a beaucoup de tendances en termes de consommation et de production d’électricité. AQUIND a étudié ces nouvelles habitudes de consommation, et pense que le projet est utile dans ces scenarios. Les interconnexions sont utiles notamment quand le climat est très froid dans un pays, qui peut alors être alimenté en énergie par d’autres pays.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Quelles sont les ondes émises par la station de conversion ? Quel impact sur l'homme et l'élevage ?

Il n’est aujourd’hui pas possible de fournir de données chiffrées sur les ondes émises par la station de conversion car sa conception n’est pas terminée. Il existe des normes sur le sujet, et elles seront respectées.

Une note non-technique au sujet des champs électro-magnétiques (CEM) est publiée sur le projet :

Note sur les CEM

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] A quoi servira le 3ème câble qui passera dans les tranchées, que l'on voit sur plusieurs visuels de la concertation ?

Il s’agit d’un câble de fibre optique.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Des appels d’offre de maîtrise d’œuvre et de travaux sont ils ? Quid de l’emploi local ?

AQUIND passera des appels d’offre pour fournisseurs appelés de « 1er degré », qui auront la responsabilité de réaliser des parties entières du projet (station, câble, etc…). Ces entreprises passeront à leur tour des contrats pour la réalisation de certaines tâches (travaux publics, etc…). AQUIND travaille également avec la CCI, pour s’assurer que le travail qui peut être fait par des entreprises locales le sera.

Il a été décidé d’organiser réunions business to business pour mettre en relation des compétences locales avec AQUIND.

Les discussions avec les fournisseurs de 1er degré sont déjà en cours. Les entreprises consultées savent qu’elles doivent passer des contrats locaux, c’est un des critères de jugement de leurs offres.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Combien de bâtiments seront construits ? Y aura-t-il deux bâtiments de 22m de haut ?

Il n’y aura qu’un seul bâtiment, et sa hauteur maximale est de 22 m. Cependant à ce stade la conception n’est pas arrêtée, et on ne sait pas sur quel pourcentage de sa surface le bâtiment aura cette hauteur.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Les infrastructures sont-elles susceptibles de créer des zones blanches, pour la TNT ou le téléphone portable ?

La Directive 2014/30/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 relative à l’harmonisation des législations des États membres concernant la compatibilité électromagnétique traite ce sujet.

Elle impose qu’une évaluation soit menée sur l’impact du projet sur les autres équipements électroniques, y compris la réception téléphonique et télévisuelle.

En vertu de cette directive sur la compatibilité électromagnétique qui sera respecté par le projet AQUIND, aucune interférence ne pourra être causée par le projet.

[Question posée lors de la réunion publique de Bertrimont] Qui sont les investisseurs ?

La société AQUIND a pour seul but de créer cette interconnexion France – Royaume Uni. Elle est financée par des fonds exclusivement privés pour le moment, sans fonds publics. Ces fonds privés proviennent principalement de profits réalisés dans le cadre d’activités de construction de plateformes pétrolières et gazières au Royaume-Uni, près de Newcastle. Pour la phase de construction du projet AQUIND, d’autres investisseurs et des banques seront invités à investir.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] La distance entre la station de conversion et le poste de Barnabos est-elle définie ?

La distance maximale entre la station de conversion et le poste de Barnabos sera de 2km ; c’est dans ce contexte que les études techniques sont menées. L’objectif est d’éviter la création de lignes aériennes ; les câbles entre la station de conversion et le poste de Barnabos seront enterrés.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Quel est le délai de réalisation du projet AQUIND ?

Comme indiqué dans le Dossier des Maîtres d’Ouvrage, le délai objectif vise la réalisation des tests d’opération en 2022.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Comment les franchissements de rivières et de réseaux (notamment ferrés) seront-ils gérés ?

A ce stade, le dossier présente plusieurs tracés proposés. Il n’en sera retenu qu’un. Pour plusieurs raisons, la solution de longer ou de franchir la Scie n’est pas une solution privilégiée. Néanmoins, il est techniquement faisable de passer sous des petites rivières ou des voies ferrées. On peut utiliser un forage dirigé, ou la technique du micro-tunnel. La situation dans laquelle la voie ferrée et la Scie sont proches peut être solutionnée en franchissant les deux à l’aide d’un seul forage dirigé.

Ces solutions sont à l’étude, et la profondeur du forage dirigé sera connue à l’issue des études géotechniques.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Le franchissement du platier sur l’estran représente un enjeu fort de biodiversité et d'usages ; quel est le dispositif envisagé ?

Le dispositif envisagé est un forage dirigé, qui passera sous la zone d’estran. La distance à parcourir en forage dirigé côté marin est d’environ 600 m. Ce chiffre sera affiné à l’avancement des études, mais dans tous les cas la fin du forage dirigé en mer sera bien au-delà de la limite de basse mer.

A terre, l’installation de chantier représente un encombrement d’environ 50 m x 50 m. Il semble aujourd’hui qu’il y ait 2 opportunités pour son emplacement : le parking de la place du Manoir et le parking donnant sur la rue du 19 août 1942, plus à l’est. La place du Manoir est plus contrainte en termes d’espace disponible. Cependant à ce stade, ces points ne sont pas confirmés, en attente notamment de la visite d’une entreprise spécialisée en forages dirigés. Le choix des emplacements fera l’objet d’une concertation.

L’accès au front de mer sera maintenu et les travaux seront faits au moment où cela gêne le moins, hors saison touristique. Le délai de réalisation du forage dirigé en conditions optimales est de 6 semaines. Après les travaux, le seul ouvrage visible à l’emplacement du chantier sera uniquement un regard, semblable à une « bouche d’égout ». Le projet prévoit une remise en état complète de la voirie après les travaux, voire une amélioration par rapport à l’existant.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] A terre, quels sont les moyens prévus pour accéder au câble pour les opérations de maintenance ? Ceux-ci sont-ils situés hors zone humides ?

Sur terre, le câble est installé dans un fourreau. Il peut être tiré pour le sortir, depuis un espace hors zone humide. Ce type d’infrastructure est très solide, si un problème devait survenir sur le câble, la cause serait très probablement un agent extérieur qui l’aurait endommagé.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] La transmission d'électricité fonctionnera-t-elle surtout dans le sens France - Royaume-Uni ?

Historiquement, le besoin a été principalement dans le sens export de la France vers le Royaume-Uni. Parfois, dans des moments critiques, le besoin peut s’inverser.

Le projet AQUIND permettra de garantir la sécurité d’approvisionnement en France dans ces périodes critiques, tout en offrant d’autres services.

Dans les années futures, l’interconnexion AQUIND facilitera l’intégration des énergies renouvelables.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Quel est le processus de décision qui a amené à l'alternative actuelle pour l'atterrage, sur Pourville ou Dieppe ? Comment les autres possibilités ont-elles été écartées ?

Lors des études préalables à la concertation, plus de 30 sites d’atterrage ont été étudiés. Les principales contraintes sont le franchissement des falaises ainsi que la possibilité de rejoindre le réseau routier. Le site de Saint-Aubin-sur-Mer a été longtemps étudié, mais la présence d’espaces remarquables du littoral au titre de la loi littoral rend ce site inadéquat. Aujourd’hui, le droit français ne prévoit pas d’exemptions pour un opérateur privé, contrairement à RTE. A ce titre, la France fait l’objet d’une procédure en infraction par l’Union Européenne, vis-à-vis de sa transposition du règlement sur le statut PIC.

L’atterrage n’est donc pas possible dans les espaces remarquables du littoral, qui couvrent la majorité du territoire côtier. C’est cette analyse qui a conduit à identifier l’opportunité pour un atterrage à Pourville et Dieppe.

Le rapport disponible en cliquant sur ce lien décrit la démarche qui a abouti à retenir les deux options de Pourville et Dieppe.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Quelles seront les conditions de réalisation des tranchées à terre, notamment à Pourville ?

Sur le tracé terrestre, la vitesse de réalisation des tranchées peut aller de 50 m à 100 m par jour et par équipe.

Un travail doit être fait en relation avec la municipalité, afin de prévoir au mieux l’implantation des tranchées dans le but d’éviter les interactions avec les réseaux existants. Des accords et des protocoles sur les conditions de réalisation des travaux, peuvent être passés.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Quel droit sera applicable en cas de litige, pour la partie terrestre française ?

Le droit français s’applique.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Qui sera propriétaire de l'infrastructure ? Qui finance le projet ?

AQUIND est une société privée, dont les actionnaires sont des citoyens britanniques. Aujourd’hui, le projet est entièrement financé avec de l’argent privé, sans subvention publique. Ce système de financement privé perdurera jusqu’au début de la phase de construction, car pour la construction il y aura besoin d’un financement par levé de fonds auprès de banques et d’autres investisseurs. Ces pratiques sont les standards pour ce type de projet.

AQUIND n’est associé à aucune société productrice d’énergie.

Le propriétaire du câble, ce sera la société AQUIND.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Le statut PIC ne pose-t-il pas problème avec le Brexit ?

Le statut PIC (Projet d’Intérêt Commun) peut concerner un projet entre un Etat membre et un Etat non-membre. Par exemple, certains projets concernent la Suisse, ou la Norvège.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] A quoi servira le câble de fibre optique ?

La fibre optique sert à contrôler le fonctionnement du câble, à des fins techniques

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Quelle sera la hausse sur les factures pour le consommateur français ? Pouvez-vous garantir que le service proposé par AQUIND n’entraînera pas de surcoûts majeurs ? Pouvez-vous provisionner des compensations pour le territoire ?

La France, en tant qu’économie va bénéficier de l’export d’énergie. Cela ne représente donc pas un coût. Le modèle économique d’AQUIND ne peut pas être diffusé car il est actuellement évalué par la CRE et l’ACER.

Le projet prévoit un système de partage des profits, qui seront distribués, à partir d’un certain seuil, à la France et au Royaume-Uni.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Combien de producteurs peuvent emprunter en même temps l’interconnexion ?

Il n’y a pas de limite au nombre de producteurs ayant accès et aucun producteur ne pourra détenir plus de 20 %, et ce y compris pour les « gros » producteurs comme EDF par exemple. Si un producteur dispose d’un droit mais ne l’utilise pas, il est remis à disposition.

[Question posée lors de la réunion publique de Pourville] Les élus du territoire sont ils rencontrés ?

Les élus sont rencontrés. En outre, l’ensemble des élus ont été informés du projet et de la concertation par courrier direct, avec un exemplaire du dossier joint.

[Question posée lors de la réunion thématique environnement] Pourquoi la station de conversion n’est-elle pas réalisée à proximité du point d’atterrage ?

Après la conversion du courant continu (CC) en courant alternatif (CA), chacun des 4 câbles de transport de CC est converti en 3 câbles de transport en CA, conduisant à un total de 12 câbles en CA. L’impact environnemental du passage en souterrain de ces 12 câbles entre le point d’atterrage et le poste de Barnabos serait bien supérieur à la solution proposée.

D’autre part, RTE est maître d’ouvrage de la liaison sur la partie CA, et il est souhaitable pour AQUIND comme pour RTE de limiter cette portion le plus possible.

Enfin, les quantités de matériaux à mettre en œuvre, et donc les coûts, pour une liaison à 12 câbles en CA seraient supérieurs aux coûts pour une liaison à 4 câbles en CC.

[Question posée lors de la réunion thématique environnement] Quel sera l’impact du projet sur l’emploi local ?

La société AQUIND échange avec la CCI Normandie sur ce point. La station de conversion de génèrera pas d’emploi équivalent temps plein, mais il y aura des besoins de sociétés de prestations de service, notamment de maintenance.

[Question posée lors de la réunion thématique environnement] Pourquoi réaliser le projet en Normandie plutôt qu’ailleurs ? Il existe des trajets plus courts entre le Royaume-Uni et la France.

Dans un premier temps, tous les points de connexion possibles côté Royaume-Uni ont été étudiés. Tous les postes haute-tension sur la côte Sud sont saturés, à l’exception de celui de Lovedean. Côté français, RTE a été consulté et a indiqué qu’aucun poste ne pouvait recevoir la connexion en Hauts de France. Par ailleurs, il n’est pas possible de franchir les câbles de l’interconnexion IFA2. Ce qui a conduit à étudier une zone comprise entre Le Havre et Dieppe. Suite à des échanges avec RTE, il s’est avéré que le poste de Barnabos était le plus opportun.

[Question posée lors de la réunion thématique environnement] Quel est le business model de la société AQUIND ?

Le Business model est considéré par AQUIND comme viable, ce qui pousse la société à porter le projet. Il concerne uniquement le transport d’électricité ; AQUIND n’achète ni ne vend pas d’énergie, en accord avec les règles européennes de séparation entre production et transport d’énergie. La société se rémunèrera sur le transport d’électricité ; les coûts seront fixés par un système d’enchères validé par la CRE, qui en vérifiera la transparence.

AQUIND garantira une égalité d’accès à l’interconnexion pour tous les producteurs et distributeurs d’électricité. Afin de garantir cette égalité d’accès, il sera interdit de réserver une capacité de transport sur le connecteur ; la capacité sera ouverte à tous. Il est à noter que les interconnexions sont à ce jour reconnues comme les solutions les moins coûteuses pour augmenter le marché de capacité.

Il existe un mécanisme réglementaire qui permet d’assurer que si la capacité de transport et la demande en énergie existent au même moment, les producteurs ont l’obligation de les utiliser ; ils ne peuvent pas les ignorer.

Au Royaume Uni, il est commun de fixer les prix par un système d’enchères ; en France, les prix sont plutôt fixés sur la base du système des certificats de capacité.

[Question posée lors de la réunion thématique pêche] Le mécanisme cap and floor s'appliquera-t-il au projet AQUIND ?

Le mécanisme cap and floor est un système d’encadrement des revenus minimum et maximum des interconnexions, qui s’applique à d’autres projets. Ce dispositif , appliqué par l’OFGEM (la commission de régulation de l’Energie britannique), ne peut pas s’appliquer au projet AQUIND car il n’est pas porté par le gestionnaire du réseau public de transport côté France. Ce point ne pose pas de problème particulier à la société AQUIND.

[Question posée lors de la réunion thématique agriculture] L’énergie supplémentaire apportée par le projet sur des lignes RTE existantes aura-t-elle une incidence négative sur le réseau ?

L’étude menée par RTE a montré que le poste de Barnabos a la capacité pour accueillir le projet AQUIND.

[Question posée lors de la réunion thématique agriculture] Les lignes existantes autour de Barnabos peuvent-elles être enterrées ?

|Réponse de RTE] Enterrer des lignes aériennes peut s’envisager pour de nouveaux projets ; pas pour des lignes existantes.

[Question posée lors de la réunion thématique agriculture] Qu'es-ce-qui est envisagé pour limiter l’impact de la station de conversion sur le paysage ?

L’intégration paysagère sera un volet important de l’étude d’impact, qui fera des propositions pour l’intégration paysagère du bâtiment.

Les perspectives d’enfouissement partiel de la station demeurent réduites, notamment en raison du risque d’accumulation d’eau dans une infrastructure électrique.

[Question posée lors de la réunion thématique agriculture] L’étude de bruit prendra-t-elle en compte le fond sonore existant, notamment par temps de brouillard ?

L’étude d’impact comprendra un volet acoustique. Des mesures par des micro seront effectués, par conditions climatiques différentes, sur des plages de 24h. Le bruit ambiant sera donc mesuré, pour modélisation de l’état futur.

[Question posée lors de la réunion thématique agriculture] Une enquête publique sera-t-elle organisée, et le projet fera-t-il l’objet d’une DUP ?

Le projet fera l’objet d’une enquête publique dans le cadre de la procédure d’autorisation environnementale. Le projet ne fera en revanche pas l’objet d’une demande de DUP, puisqu’il s’agit d’un projet privé.

[Question posée lors de la réunion thématique agriculture] Quelles sont les implantations privilégiées pour la station de conversion ?

La carte sur la zone de recherche, avec les zones tampons de 300 m et 500 m, est présentée dans le compte-rendu de l’atelier thématique agriculture.

[Question posée lors de la réunion thématique agriculture] Quel est le budget prévisionnel pour les acquisitions foncières ?

Ce budget n’est pas défini compte tenu du fait que les négociations sont en cours au moment où la question est posée (25/04/2018).

[Question posée lors de la réunion publique de Gueutteville] Des riverains demandent s’il est possible de récupérer le cahier des charges de l’évaluation environnementale [terrestre] ?

Un chapitre de l’évaluation environnementale est dédié à la méthodologie des études réalisées. Une note méthodologique pour le volet terrestre de l’étude d’impact sur l’environnement, dont les principes d’évitement, de réduction et de compensation sont déterminants pour le projet est consultable sur ce lien