Le projet d’interconnexion

L’interconnexion relie la France à la Grande-Bretagne par 2 câbles enterrés sur une longueur totale de 245 km. D’une capacité de 2 000 MW, le projet utilise la technologie du courant continu, qui présente de nombreux avantages pour la protection de l’environnement et des personnes. Le courant peut circuler dans les 2 sens afin de répondre aux variations de productions et de besoins.

Les systèmes électriques français et britannique fonctionnant avec du courant alternatif, le projet prévoit la réalisation de 2 postes de conversion, l’un à chaque extrémité de l’équipement.

 

Avec une capacité de 2000 MW, l’interconnexion pourra échanger 16 millions de MWh d’électricité chaque année entre les deux pays connectés, soit 5% de la consommation totale de la Grande-Bretagne et 3% de la consommation totale de la France.

L’interconnexion fait transiter l’électricité dans les deux sens entre la France et l’Angleterre. La liaison est prévue en courant continu, ce qui permet le transport d’électricité sur de longues distances avec une efficacité énergétique optimale. Elle est constituée de quatre câbles répartis dans deux tranchées qui aboutissent à un poste de conversion dans chaque pays.

Historique et calendrier du projet

Le projet en Seine-Maritime

Sur le sol français, le projet se situe dans le département de la Seine-Maritime avec un atterrage privilégié en retrait de la plage de Pourville, sur la commune d’Hautot-sur-mer. Il se dirige ensuite vers le Sud à destination du répartiteur de Barnabos, selon un tracé en cours de définition d’une longueur de 36 km environ. Afin de limiter l’impact de son raccordement au répartiteur RTE, le poste de conversion doit se situer à proximité de cet équipement majeur du réseau électrique national.

Le projet en mer

La partie maritime de l’interconnexion comprendra quatre câbles ensouillés dans des sillons creusés dans le fond marin.

Lors de l’installation, chaque paire de câble sera déroulée sur le fond par un ou plusieurs navires câblier. La protection par ensouillage est la technique privilégiée sur l’ensemble de l’interconnexion, afin d’éviter toute gêne ou détérioration liée aux ancres et engins de pêche, aux mouvements sédimentaires et aux conditions météocéaniques.

La conception détaillée de l’installation des câbles sous-marins ainsi que la technique d’ensouillage (tranchage, forage par jet, etc.) seront précisées une fois que les études géophysiques, géotechniques et environnementales auront été finalisées et que les sociétés d’installation seront en mesure de décrire les moyens qu’elles proposent de mettre en œuvre.

Navire câblier

(photo DeepOcean)

Les engagements

L’environnement

L’interconnexion est un projet privilégiant l’évitement des impacts environnementaux.

Découvrez toute les informations relatives à la protection de l’environnement.

Champ électromagnétique

L’interconnexion fonctionnera en courant continu. Les effets en termes de champ électromagnétique sont donc très différents de ceux des lignes à haute tension qui fonctionne en courant alternatif.

Découvrez toute les informations relatives au champ électromagnétique.

L’avancement du projet côté Royaume-Uni

Les études techniques, environnementales et la participation du public suivent les calendriers des procédures réglementaires spécifiques à chaque pays.

Au Royaume-Uni, le projet a été reconnu “projet d’infrastructure d’importance nationale” (Nationally Significant Infrastructure Project, NSIP) selon la législation britannique.

Afin d’obtenir l’autorisation nécessaire à la construction et à l’exploitation de l’infrastructure, il est nécessaire de déposer un dossier de demande d’autorisation (Development Consent Order, DCO) auprès du cabinet du ministre (Secretary of State). Dans le cadre de la procédure d’autorisation du côté Royaume-Uni, une consultation du public britannique a été réalisée.

Du côté britannique, les principales étapes de l’étude d’impact environnemental (Environmental Impact Assessment, EIA) sont les suivantes :

  • Cadrage (Scoping). Un rapport de cadrage a été soumis aux autorités britanniques en charge de la procédure le 29 octobre 2018. Un avis a été émis par l’autorité le 7 décembre 2018.
  • Rapport d’information préliminaire environnementale (Preliminary Environmental Information Report, PEIR). Il s’agit d’un rapport public établissant l’état initial de l’environnement et proposant une évaluation préliminaire des impacts potentiels du projet.
  • Déclaration environnementale (Environmental Statement, ES). Elle consiste en une évaluation détaillée des effets du projet et des mesures d’atténuation proposées. Elle fait partie du dossier d’autorisation.

Plus d’informations sur le processus DCO sont disponibles sur le site internet du gouvernement britannique.

Les documents pour la participation du public au Royaume-Uni

Le site internet de la concertation du projet AQUIND au Royaume-Uni est consultable sur ce lien.

Les éléments du Rapport d’information préliminaire environnementale (Preliminary Environmental Information Report, PEIR) sont disponibles sur ce lien. Notamment, certaines figures sont susceptibles d’intéresser le public français, telles que :

  • Le couloir en mer proposé du côté britannique, sur ce lien. Le tracé définitif en mer sera établi sur la base de ces grands principes de dimensionnement et la prise en compte des enjeux environnementaux.
  • Le tracé terrestre proposé du côté britannique, sur ce lien. Le tracé terrestre définitif sera établi sur la base de ces grands principes de dimensionnement et la prise en compte des enjeux environnementaux.
  • Les coupes-type des tranchées à terre, sur ce lien. La conception définitive sera établie sur la base de ces grands principes de dimensionnement et la prise en compte des enjeux environnementaux.
  • L’implantation indicative de la station de conversion à Lovedean au Royaume-Uni, sur ce lien. Les photomontages indicatifs de la station de conversion, sur ce lien. L’aspect définitif de la station de conversion sera établi sur la base de ces grands principes de dimensionnement et la prise en compte des enjeux environnementaux.

La conception définitive de l’ensemble des composantes du projet du côté Royaume-Uni, dont notamment l’atterrage, le tracé en mer et à terre, la station de conversion, etc… seront établis par les entreprises en charge de la construction, en accord avec les principes de l’étude d’impact environnemental (Environmental Impact Assessment, EIA). Ces principes seront détaillés dans la déclaration environnementale (l’Environmental Statement, ES).

En France, conformément à la règlementation, une étude d’impact environnemental est en cours d’élaboration, dont les principes méthodologiques ont été publiés sur sur ce lien. Les recommandations de cette étude permettront d’éviter les impacts, de les réduire voire de les compenser autant que nécessaire.

Des groupes de travail ont été initiés et se poursuivront dans les prochains mois. Ils permettront d’alimenter les réflexions et l’étude d’impact environnemental, pour affiner progressivement le projet. Ensuite, plusieurs réunions publiques seront organisées en deux temps, afin d’échanger sur les premières évaluations environnementales, puis sur un projet plus abouti.